
Vendredi dernier, le 27 septembre, jour de la manifestation de lutte pour le climat est à marquer d’une pierre blanche #climatestrike. C’est plus de 500 000 participants qui se sont mobilisés afin de manifester pour une meilleure prise de conscience des politiques, un futur environnemental plus engagé. Plus de 500 000, c’est un truc de dingue, quand même!
Je vais être très honnête, comme je l’ai mentionné dans récente story sur Insta, les bains de foule et moi, cela ne fait pas bon ménage. La lutte pour l’environnement, pour moi, c’est un défi au quotidien. Comme promis, je voulais partager, mes petites actions quotidiennes, qui je pense me permette d’apporter ma pierre à l’édifice de lutte contre l’environnement.

Ma prise de conscience
J’ai commencé à repenser ma manière de consommer en 2012 après de nombreux voyages en Afrique, Europe et en Amérique Latine. Cela ne fait pas si longtemps, mais il faut bien se commencer quelque part et je jeter à l’eau.
Mais pourquoi?
Primo, je voulais être plus économe, je trouve que je dépensais un peu dans tout et n’importe quoi. Deuxio, par soucis de santé, les médicaments, chimiques, les cosmétiques toxiques, j’en avais un peu raz le bol. À l’époque, je voulais avoir un meilleur contrôle ainsi qu’une meilleure gestion de ma consommation quotidienne tant au niveau hygiène, pharmaceutique, vestimentaire, qu’alimentaire. Cela ne s’est pas fait d’un seul coup. Progressivement, petit à petit, j’ai intégré le minimaliste, des choix plus réfléchis et ecolo dans mon quotidien.
Qu’on ne s’y m’éprenne pas, tout n’est pas parfait! Cela m’arrive encore de gaspiller un peu, ou que mon tri soit à discutable ou même que pour des questions esthétiques, j’achète encore du maquillage ou des vêtements qui ne sont pas toujours produits de façon éthique et responsable. Cela étant, on se dit tout, j’essaie d’améliorer les choses et de trouver des alternatives satisfaisantes qui sont à ma portée.
À l’échelle du monde, mes changements et ajustements quotidiens peuvent sembler infimes. Toutefois, je suis intimement convaincue qu’un pas à la fois, on peut y arriver et que tous ensemble, nous pouvons contribuer et être acteur du changement.
Le minimalisme et consommer « eco-friendly », pour moi, c’est aussi faire face à la réalité et accepter que tout le monde fait ce qu’il peut à la hauteur de ses moyens, de ses disponibilités.
Mon quotidien de « défenseure » de la planète
En mode minimaliste, j’ai choisi de réduire ma surconsommation, les razzias shopping, les razzias courses alimentaires, ben tout ça c’est fini. Et depuis, je me force à (la liste un peu longue lol):
- Acheter d’occasion
Plus jeune, avec ma maman j’avais l’habitude d’aller dans les marchés pour acheter mes tenus vestimentaires neuves ou usagés mais bien souvent usagés. Une tendance qui perdure, aujourd’hui, autant pour mon fils que moi, j’essaie le plus possible de donner, d’échanger. D’ailleurs, j’ai récemment découvert deux applications super cool, que je vous encourage à tester, pour acheter, vendre et échanger des vêtements:
- Arron de ModTod, une application, place de marché pour vendre et échanger des vêtements pour enfants.
- Lorena, My Neighbor’s closet, une application pour les fashionistas souhaitant faire des bigs swap.
Pour la naissance de mon fils, j’ai acheté l’ensemble du mobilier de sa chambre d’occasion sur kijiji, auprès de gens qui avaient le coeur sur la main et qui préféraient donner, vendre à très petit prix des articles, du mobilier, des vêtements, des draps, j’ai reçu aussi beaucoup de dons d’amies, j’ai vraiment été gâtée et j’en suis très reconnaissante.
2. Mieux m’alimenter
J’en ai probablement parlé à plusieurs reprises sur le blogue, j’ai découvert de consommer qui sont plus écolos. Je me répète un peu mais les paniers second-life ont changé ma vie, grâce à ces paniers, je fais d’une pierre deux coups: une alimentation plus saine et gain de temps. Dans mon organisation et ma logistique de maman, je gagne un temps fou. Plus besoin de courir, les supermarchés le weekend avec un enfant qui crie à l’arrière de la voiture. Yeah! De plus, je me discipline. J’apprends à cuisiner tout ce qui est dans le panier. Je me suis fixée comme objectif de réduire notre gaspillage alimentaire familiale drastiquement.
3. Utiliser les transports publics et de partage
Je prends le bus, j’utilise ma BMW pieds ( lol, cela ne fait rire que moi ça) et j’utilise des systèmes de car-sharing, entre autre Communauto ou Car2GO. Vous me direz avec un enfant c’est pas super pratique mais moi, cela fait mon affaire pour l’instant. C’est sur que ce n’est pas tout rose, il y a beaucoup de demande, donc parfois cela peut paraître difficile pour réserver un véhicule, mais avec un peu d’organisation, cela se gère plutôt bien et j’en conduis depuis 2014. Je n’ai pas calculé les économies de GES mais ça doit faire pas mal quand même!
3. Mieux choisir mes produits de beauté
J’avais l’habitude de consommer des cosmétiques toxiques en tout genre. Avant de passer aux cosmétiques non toxiques, j’ai choisi de liquider tout ce que j’avais en stocks: bouteilles de parfum, déodorant toxique à l’aluminium, maquillage. On ne gaspille! Une fois terminé, j’ai opté pour des produits plus « eco-friendly » pour des marques qui ont à coeur notre bien être et l’environnement. D’ailleurs, ce n’est pas toujours facile de trouver des produits éco pour les peaux foncés. Je passe un appel aux fabriquants, ce serait cool d’avoir une palette plus importante. C’est pourquoi, j’ai commencé à en faire moi-même, je n’ai pas encore trouver le bon dosage et la bonne recette pour faire mon fonds de teint maison. Si jamais, vous avez ça, informez-moi.
4. Mieux choisir mes produits d’hygiène corporelle et bucco-dentaire
J’utilise des savons en barre ou des crèmes faits par mes soins, ou j’en achète à des savonnières de génie comme Naturacoeur ou encore via l’association des femmes d’Atta, qui produit des savons naturels de manière artisanale, que je supporte bénévolement.
5. À recycler
Comme la plupart des gens, je recycle pas mal, je composte un peu mais pas assez, j’avoue l’odeur est assez difficile. Dans tous les cas, je recycle un maximum de choses, même en cuisine, je redonne vie à certaine recette pour en jeter le moins possible.
7. À réutiliser
Je récupère mon marc de café que je transforme en gommage, croyez-moi, cela ça fait bien plus de miracles que les gommages faits de produits chimiques et toxiques achetés dans les drugstores. J’adore ça faire mes gommages recyclés.
8. Je contribue et j’innove
Enfin, comme vous le savez, j’en ai un peu parlé, j’ai fondé une startup: Watergeeks.io, une place de marché en croissance pour aider les industriels à échanger du matériels usagés dans le secteur de l’eau initialement, mais avec la demande, on a élargi nos horizons et on s’oriente vers le secteur industriel au sens global. Plus qu’un simple site e-commerce, c’est aussi permettre aux industriels d’utiliser l’économie circulaire comme source d’approvisionnement primaire.
9. Je suis bénévole: je donne de mon temps à de nombreux organismes
Pendant des années, j’ai offert mes services de bénévole en traduction, en affaires pour des organismes comme la fondation Suzuki, les Journalistes Indépendants du Québec, et plus récemment, je me suis impliquée au sein d’Aquahacking, à titre de mentor pour l’équipe Clin, finaliste de la compétition. Aquahacking, une compétition d’innovation pour les startups ayant des projets environnementaux en eau.
10. Innovation entrepreneuriale: Je veux changer les choses
Je me suis engagée aussi dans une compétition: le Coopérathon 2018, dont je vous ai déjà parlé , j’y ai rencontré des gens motivés par l’innovation, innovation sociale, l’éducation, l’innovation environnementale et la volonté de contribuer au changement afin de trouver des solutions durables. Cette compétition, je l’ai gagné et j’en suis fière!
Alors voilà, ma lutte pour l’environnement au quotidien c’est toutes ces actions résumées. C’est simple, minimaliste et à ma portée. Je suis fière de pouvoir dire que je fais de mon mieux pour contribuer à tous les niveaux, autant dans ma vie personnelle que professionnelle. Je m’engage, j’essaie, j’innove, je fais de mon mieux. Je suis une fille comme ça.
XX