Je me sentais plutôt battante et motivée lors qu’on nous a annoncés, il y a 2 mois, que nous devrions passer du temps enfermer à la maison en famille. En mode « warrior », je me suis dit: « ok pas de problème, je suis au taquet, pas de problème! »
Au fils des semaines, j’ai été prise de crise d’anxiété incontrôlable, pas nécessairement à cause du risque du Covid latent ( en fait si un peu… ) mais plutôt à cause du train train quotidien. La gestion de la routine familiale et le boulot à temps plein ne faisaient pas si bon ménage que cela. Je me suis sentie quasi impuissante face à l’exigence de ma profession, l’exigence de ma vie de famille et mes exigences personnelles, de « warrior » et de madame-je-peux-tout-faire et confronter au manque de temps pour soi , ni d’espace pour se ressourcer.
Les premières semaines passées en confinement
Mes premières semaines ont été un peu folles, comme tout le monde, j’ai jonglé entre le pro et la famille et nous avons fini par trouver un rythme assez soutenu mais convenable. Ce rythme me permettait de gérer à la fois ma vie d’entrepreneure, mes clients, mes prospects, mes nouveaux projets et ce petit programme de vie me permettait d’être plus souvent à la maison pour profiter de mon conjoint et de mon garçon. Finalement, il y a 2 mois, je vivais mon idéal de vie en travaillant de la maison entourée de ceux que j’aime, nous vivions ce que j’appelle: ma vie normale.
Ma vie de couple en temps de confinement
Pour être très honnête, ma vie de couple est un des chapitre de ma vie assez difficile. Je me suis retrouvée à me questionner et à questionner la vie sur le comment et le pourquoi de la difficulté des relations de couples. J’ai cherché des guides… j’aurais aimé trouvé l’encyclopédie de la relation parfaite, mais bon elle semble ne pas vraiment existée.
Malheureusement, frappée par les affres de la vie, je dois admettre que nous étions au creux de la vague. Deux options, laisser faire, ou bien trouver une solution. Bien décidé à prendre le taureau par les cornes, j’ai opté pour de nouvelles résolutions afin de remettre de l’ordre dans ma vie de couple. Cela étant, bien que difficile, je suis ravie de relever ce défi. J’apprends à mieux communiquer car le noeud de bien des relations de couple se trouve dans l’art de la communication. Aujourd’hui, je m’estime chanceuse que ce confinement soit une sorte de bénédiction. En règle générale, je suis toujours prise par mons et par vaux. En plein confinement, j’ai le plaisir de devoir ralentir. Je veux dire il n’y a nul part où aller, j’ai le plaisir de prendre le temps d’observer, de profiter et de m’estimer heureuse de pouvoir entretenir des conversations triviales au sujet de la pluie, des derniers films et documentaires disponibles sur Netflix et cela fait du bien. Cette légèreté, ce manque de sérieux nous permet de nous retrouver, de nous redécouvrir. Ce n’est pas toujours simple, c’est parfois dur et difficile, malgré tout, c’est fou que d’aussi petits gestes fassent une si grande différence, mais bon sang, que c’est agréable.
La vie avec mon garçon de 3 ans
Je m’en veux ces jours-ci, je suis débordée et je suis en mode mercenaire d’affaires pour trouver des solutions qui permettront à mon entreprise de traverser la crise en dépit du ralentissement économique. J’essaie d’être créative, de repenser mon entreprise mais je n’ai pas assez de temps, ni d’énergie. Certains jours, j’aimerais avoir des journées plus longues pour tout gérer. Certains jours, je ne trouve plus l’énergie pour supporter les cris de mon petit garçon, ses pleures et autres jérémiades. Je l’aime ce petit homme et pourtant, certains jours, c’est mon pis cauchemard. À peine levée, j’ai à peine le temps de prendre une douche ou de boire un verre d’eau, il est là et prêt à jouer, hurler, bagarrer. Il est seulement 6h15.
Au début, je riais lorsqu’il s’éclaffait: » Maman le soleil est réveillé et moi aussi! » puis les semaines ont passé, et je me rends compte que j’ai de moins en moins de temps, de moins en moins d’énergie, je constate que petit à petit je m’enlise dans ce petit cercle vicieux… fatigue, manque de sommeil, stress, repeat.
Il se lève aussi parfois la nuit. Alors, je commence à stresser, je commence à me poser mille et une questions: « et s’il se lève encore la nuit, et s’il se lève trop tôt… et s’il refuse de faire la sieste, je n’aurais pas le temps de gérer mon travail, mes appels, mes meetings, ni de faire un petit peu de gym à la maison, ni d’aller prendre l’air. » J’avoue comme bien des parents, je suis à bout. J’ai l’impression d’être prise en otage dans mon propre appartement par ce petit lutin. Au plus profond de moi, je veux qu’il soit bien, je veux jouer, faire la « bagarre », je veux lui éviter les écrans autant que possible, passer du temps aux aurores dans le parc derrière chez nous, quand il y a moins de monde. Sauf que parfois, j’ai qu’une envie c’est de me cacher dans un placard et d’attendre que cela passe, que ma petite tornade d’amour passe. Ces dernières semaines, j’ai eu l’impression d’être dévorée par le stress et la fatigue.
On remonte la pente: la reprise
Tout doucement, lentement, j’arrive à reprendre mon souffle et à me retrouver. Je reprends le sport que j’ai tendance à mettre de côté quand je vais moins bien. Je ne sais pas pour toi qui me lis, j’ai cette fâcheuse tendance à m’enfermer dans une spirale où je n’ai ni l’envie de prendre soin de moins, ni envie de rien dans ces moments de stress et de fatigue.
C’est pour cela que je mets un point d’honneur à préserver mes petites routines beauté. Ces petites sessions et routines beauté, qui semblent superficielles à souhait, me sont aujourd’hui essentielles pour me sentir bien. C’est une manière de me retrouver, de me créer un petit espace rien qu’à moi, dans ma vie de maman débordée. Ces quelques minutes me rappellent que je suis aussi femme, coquette, et que je peux prendre soin de moi que je peux prendre le temps de respirer et de souffler sans que tout s’écroule autours de moi. Même si ce n’est qu’une petite bouée de 30 minutes, c’est déjà mieux que rien et cela me permet de garder la tête hors de l’eau et de me redonner un petit coup de fouet et de motivation. Je me suis même autorisée à explorer le reiki, que je pratique avec mon amie Ymane et un peu de yoga avec mon amie Chloé. Merci à elles. Cela aide grandement.
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G. de Healkitchen.